Projet d'installation et d'exploitation d'une centrale photovoltaïque


Dans le cadre de la loi sur le Grenelle de l’Environnement, la France s’est engagée à porter la part des énergies renouvelables à au moins 23 % de sa consommation d’énergie finale d’ici à 2020.

En Juillet 2009, le Ministère de l’Ecologie via la Commission de Régularisation de l’Energie (CRE) a lancé un appel d’offres européen portant sur la construction d’ici 2011 d’au moins une centrale solaire au sol dans chaque région française.
Depuis plusieurs mois, des opérateurs ont manifesté leur intérêt pour la base aérienne de Marville en vue d’y implanter un parc photovoltaïque sur une partie, voire l’ensemble de l’emprise, compte tenu du fait que le site n’entre pas en conflit d’usage avec une activité agricole et forestière. Tous ne sont pas candidats à l’appel d’offres solaire de la CRE.
En raison du projet de création de l’aérodrome, la DGAC Nord Est (Direction Générale de l’Aviation Civile) a été questionnée au sujet de sa position sur l’installation de panneaux photovoltaïques sur les aérodromes. Celle-ci a précisé qu’en dehors d’une zone protégée au regard des normes aéronautiques, des panneaux photovoltaïques peuvent être implantés dès lors qu’il est démontré par une étude que la dite installation n’engendre pas de phénomènes lumineux.
En parallèle à ce projet photovoltaïque, nous réfléchissons à l’élaboration d’une plate forme « énergie renouvelable » en liaison avec l’Institut National Polytechnique de Lorraine.
La vocation de cette plate forme serait de mettre en œuvre et d’évaluer en grandeur réelle de nouvelles solutions pour produire, stocker et combiner des énergies renouvelables à savoir :
- La biomasse issue de l’activité agricole au voisinage de Marville et produisant soit de la chaleur, soit du méthane,
- Le couplage des sources d’énergies issues de la biomasse avec l’électricité d’origine photovoltaïque et/ou éolienne,
- De nouvelles filières d’utilisation de l’énergie produite, permettant notamment le stockage de l’énergie. Il s’agit en particulier de la production d’hydrogène par électrolyse, et la mise en œuvre de piles à combustibles alimentées par de l’hydrogène ou par du méthane.

L’évaluation porterait à la fois sur la faisabilité technique à l’échelle industrielle (de l’ordre du MW) de ces solutions et sur les conditions de leur rentabilité économique.
La plateforme serait constituée de « démonstrateurs », conçue et exploitée au moyen d’un partenariat mis en place avec des Ecoles et les Laboratoires de l’Université de Lorraine et de notamment de l’INPL qui s’est doté d’une structure appelée à héberger de tels projets.
Cette réalisation si elle voit le jour serait l'une des plus importantes d’Europe alliant technologies nouvelles et laboratoire de recherche grandeur nature.

C’est ce projet qui a été retenu et voté par la Communauté de Communes du Pays de Montmédy le 02.02.2010 par 48 pour, 2 contre et 1 abstention et voté à l’unanimité le 12.02.10 par le syndicat mixte chargé de la gestion de la base.

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